FLEUR SOUS BITUME
Ce jeudi 23 avril, le chanteur de pop alternative / rap installé à Lyon sort son premier album "Pour faire la paix il faut être deux", et ouvre pour le Belge PEET au Marché Gare. On fait le point avec lui avant cette folle journée, dans un échange qui révèle toute sa sensibilité.
Comment tu te sens, quelques jours avant la sortie de ton premier album, "Pour faire la paix il faut être deux" ?
C’est un mélange entre de l’excitation, du stress et surtout beaucoup de fierté. J’ai jamais été aussi fier de ma musique donc je suis extrêmement heureux de la partager aux gens.
Est-ce que tu peux nous en dire plus sur le titre de ton projet, qu'est-ce qu'il représente pour toi ?
A travers cette phrase, "Pour la paix il faut être deux", j'ai voulu retranscrire ce que l’on vit collectivement en ce moment, à savoir des clivages de plus en plus importants, de l’isolement social et de la solitude, une perte de sens et de repères dans nos modes de vie. J’ai néanmoins beaucoup d’espoir, l’espoir de retrouver l’autre, de nouer des liens et qu’à travers ces liens on puisse retrouver du sens.
Les deux morceaux du disque déjà disponibles "Encore trouble" et "Silence parle" révèlent une forte identité textuelle, entre émotions crues et grande sensibilité. Comment s'est déroulé ton processus de création ?
C’est très différent d'une chanson à l'autre. « Encore trouble » est un peu un morceau fleuve, c’est à dire que je l’ai écrit d’une traite sans trop me poser de questions. Je l’ai composé à la guitare, comme une évidence pour parler de ce que je vivais à ce moment là : une fatigue assez intense que connaissent souvent les artistes émergents. C’est un métier extraordinaire et en même temps très prenant émotionnellement, et par moment je tombe dans des trous de mélancolie qui voient naître des chansons comme celle-ci.
Quant à « Silence parle » c’est vraiment un tout autre processus. J’ai écrit le morceau en studio avec une idée assez précise de la direction que je voulais lui faire prendre. C’est un morceau qui n’aurait jamais eu la couleur qu’il a actuellement sans Armand qui a guidé la création. Il m’a poussé à dépasser mes limites et tenter un morceau plus électronique, plus digital, ce je n'avais pas l’habitude de faire.
Silence parle - fleur sous bitume
Tu t'es déjà produit au Marché Gare lors d'évènement en partenariat avec le Labo du Conservatoire. La dernière fois, c'était il y un an avec Nine et Arkange, comment ton rapport au live a évolué depuis ?
Grâce à une coïncidence heureuse, la date en première partie de Peet tombe le même jour que notre sortie d’album. Avec Armand, on a donc un tout nouveau live avec de nouvelles chansons qu’on a eu l’occasion de travailler dans le détail en résidence au Marché Gare. Je me suis libéré de quelques contraintes techniques que j’avais avant et je me sens désormais super à l’aise sur scène et dans mon rapport avec le public, j’ai hâte !
Pour finir, quels ont été les chansons qui t'ont accompagné durant la conception de ton album ?