On est ravis de retrouver la synth-pop cosmique de DAISY LAMBERT pour sa release party le vendredi 03 avril, en première partie du groupe FOREVER PAVOT. Beaucoup de choses se sont passées depuis ses deux premiers albums et le dernier passage du musicien lyonnais chez nous, en 2016. Son nouveau projet, "Attractions" est en effet aussi collégial qu'ambitieux. On le laisse nous expliquer comment, au contact d'autres artistes et de références oniriques, a ressuscité l'envie de chanter.
La dernière fois que tu as joué au Marché Gare c'était en octobre 2016, qu'est-ce que tu as fait depuis tout ce temps ?
J’ai vécu ! J’ai notamment fait des enfants, découvert la vie rurale et le mode de vie loin de l’urgence qui s’en suit. C’est cliché à dire, mais pour de vrai, j’ai découvert la lenteur. Je recommande. Il est possible qu’elle fasse vivre plus longtemps !
Ce sera donc des retrouvailles, quel est ton lien avec cette salle ?
J’ai toujours aimé le Marché Gare, et pensé qu’il y avait un climat berlinois dans les locaux (bon, je ne suis jamais allé à Berlin, mais j’imagine un truc comme ça…). J’ai récemment découvert la version rénovée : quel son ! Chapeau. Si mon son est pourri le 03 avril, l’acoustique de la salle ne pourra pas être remise en question !
Tu viens nous présenter ton nouvel album, qui comporte pas mal d'invité·es, comme ce disque a été conçu ?
ATTRACTIONS est un disque qui parle de l’Autre et de ce qui l’anime. Je suis fasciné par le genre humain, ça m’a amené à concevoir une série de portraits de ses représentant·e·s, et donc d’inviter des artistes que j’aime bien pour l’occasion. L’idée étant qu’il·elle·s incarnent des héros du quotidien, plus ou moins visibles. Par exemple, des gens qui perdent, ou qui se perdent…tout ce qui fait l’humanité, en bref. C’est pourquoi j’ai tenu à garder pas mal d’aspérités, y compris dans la forme. Si j’avais dû les gommer, dans tous les cas, ça m’aurait pris plusieurs vies !
Quel regard tu portes sur l'évolution de la scène française, à l'heure où la "chanson" se mêle à l'electro-pop voire au rap ?
Ecoute, à moins de poser la question à Eric Zemmour, on sera nombreux à en faire le constat : l’art a toujours avancé grâce aux mélanges culturels. Ça n’est pas nouveau. Après, actuellement, l’époque et le business étirent le truc au maximum, mais bon… C’est une autre discussion.
Ton morceau "L'horizon" a été clippé de bien belle manière, avec des images animées 'vintage' collant parfaitement à ta musique, peux-tu nous en parler ?
Enfant, j’adorais tous ces dessins animés « philosophiques » comme La Planète sauvage ou Les Mondes engloutis. Ils avaient des bandes-sons extraordinaires, composées respectivement par Alain Goraguer et Vladimir Cosma. Le clip de « L’Horizon » (chanson interprétée par l’ami Octave Noire) est directement un hommage à ce genre. J’ai filé toutes mes ref’ à Maria Loleco, la réalisatrice, avec un semblant de trame et quelques mots-clés. Je trouve le rendu très cool, il laisse la place à la musique, c’est comme une sorte de pause contemplative.
Pour finir, on te laisse nous donner tes 3 coups de cœurs musique du moment !
Bon, ce ne sont pas tout à fait des artistes « du moment », mais disons que c’est ma temporalité !