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© Tim Bugbee
Sono Mondiale

BCUC

+ L'ÉTRANGLEUSE
Production : Marché Gare
Marché Gare, Grande Salle • Placement libre – Debout

BCUC
Afro Psyché | Afrique du Sud

BCUC – Bantu Continua Uhuru Consciousness – canalise l'esprit de Soweto depuis plus de vingt ans. Funk autochtone, conscience hip-hop et énergie punk-rock fusionnent pour créer une musique totalement originale et profondément enracinée. Leur mantra : une musique pour le peuple, par le peuple, avec le peuple.

Depuis leurs humbles débuts, lorsqu'ils répétaient dans un conteneur maritime, à deux pas de l'église où Desmond Tutu organisa l'évasion des militants anti-apartheid les plus recherchés, ils n'ont jamais cessé de croire en leur rêve d'émancipation. Aujourd'hui, ils se produisent sur les scènes des festivals du monde entier : Glastonbury West Holts, Roskilde, Afropunk Brooklyn, WOMAD, Fusion, Sziget, FMM Sines, Beaches Brew, Boomtown, Colours of Ostrava, Couleur Café, pour n'en citer que quelques-uns. En 2023, BCUC a reçu le prestigieux WOMEX Artist Award, une distinction généralement réservée aux artistes plus établis, en reconnaissance de leur travail audacieux et de leurs performances live exceptionnelles.

Après une date complète en mars 24 dans le cadre du Récif Festival, le groupe revient mettre le feu au Marché Gare !

L'ETRANGLEUSE
Danses et stridences

L’Étrangleuse, ce sont deux filles et deux garçons qui jouent une forme non définie de rock minimaliste et de chanson libre à quatre voix, amplifiant le dialogue entre une harpe à pédale en érable moucheté et un djéli n’goni en peau de chèvre, sur les grooves archaïques d’un basse-batterie bardé de colifichets.

Le refuge de L’Étrangleuse, c’est une tente touareg perdue dans l’immensité de la toundra gelée, où les esprits de The Ex et de Brigitte Fontaine fomentent les hymnes secrets d’un nouvel ordre mondial, enfin gouverné par la poésie.

Insaisissable et irrésistible, la musique nous plonge dans une obscurité qui doit autant au crépuscule du vieux monde qu’à l’aube des grands espaces où crépitent de furieuses danses de joie. Grincements d’archet et matières coincées dans les cordes, saturation et percussion d’objets incongrus, tourneries fiévreuses et chœurs psychédéliques sont les agréments de cette transe tout en nuances.

Poèmes, manifestes, rêves ou cauchemars, il se pourrait au fond que les chansons ne parlent que de la réalité, celle dont Philip K. Dick disait qu’elle «continue d’exister même lorsqu’on cesse d’y croire».

Traquant inlassablement la magie du presque rien, voilà 15 ans que L’Étrangleuse compose la bande son modale et hors modes d’un long rêve éveillé, puisant son inspiration dans les airs traditionnels d’un pays qui n’existe pas.

Sur scène, les morceaux s’étirent, le son du groupe captive les cœurs dans une rêverie contemplative et entraîne inexorablement les corps dans une danse frénétique.